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Une nouvelle rubrique pour le blog: la bibliothèque. Et un livre tout particulier, celui du belge John Rizzo, Sauver l'école.

Sauver l’école: un livre qui questionne le système

Sauver l’école ? Voilà un titre évocateur. Quoi de mieux pour introduire une nouvelle catégorie: les livres qui m’ont aidé à mieux comprendre l’apprentissage, l’école, l’éducation et tout se qui en découle. Chaque article sera présenté comme une fiche de lecture, avec une critique pour terminer. C’est parti !

Écrit en 2014 par John Rizzo, un entrepreneur et enseignant belge, ce livre fait partie des premiers livres que j’ai consulté au sujet de l’école, lors de mon diplôme. C’est le titre qui m’a attirée, et son côté alarmiste. Pourtant, Sauver l’école est un livre plutôt positif.

Qui est John Rizzo ?

L’auteur de ce livre est un belge, qui a travaillé chez IBM avant de se lancer dans l’enseignement de l’informatique pour les adultes. Il se consacre depuis 2012 à comprendre et aider le système scolaire belge. Il a notamment fondé ToujoursPlus.be, une plateforme numérique qui permet aux élèves, parents et enseignants de trouver des vidéos, des ressources et des jeux pédagogiques pour les accompagner. Plus récemment, John Rizzo a mis en place un site internet « pour aider le système scolaire » en Belgique. Pour le visiter, c’est par ici.

Sa réflexion se fonde sur la collaboration entre élèves et sur l’usage d’internet en classe.

Sauver l’école en bref

John Rizzo pose cette question: comment est-il possible que, dans une région où le chômage est très élevé, l’on puisse choisir sans même les voir 4 personnes sur 50 pour un poste. Comment s’effectue le choix ? Et surtout, comment les personnes non retenues en sont arrivées là ? Pour l’auteur de Sauver l’école, une partie des réponses réside dans le système scolaire. Il semble en effet que la capacité à apprendre, mais surtout à être motivé et persévérant se définit dès l’école. Après six mois comme formateur pour adultes dans un établissement équivalent à Pôle emploi, John Rizzo fait un constat amer: sur douze étudiants, dix sont allés au bout de la formation et seulement quatre ont trouvé un emploi. Les autres en auraient même refusés, préférant retourner vivre chez leurs parents. L’auteur pose donc la question du « savoir-être » de l’étudiant, qui s’apprend selon lui dès l’enfance, et qui correspond à la motivation, la résistance au stress et tout un tas de qualités pour trouver sa place dans le monde du travail. Car il ne suffit pas de former à des connaissances, il faut former l’esprit et le comportement.

Le livre se décompose en trois grandes parties: une première qui nous raconte la genèse du livre et le parcours de l’auteur, une deuxième sur ses expériences en tant qu’enseignant et une troisième sur les découvertes plus théoriques qui font suite aux lectures et aux rencontres de l’auteur.

John Rizzo questionne également le rôle de l’enseignant et de l’école dans ce contexte.

Envie d'apprendre confortablement ? Prenez un livre ! Pour comprendre un peu mieux le système scolaire, je vous conseille Sauver l'école, de John Rizzo.

Ce qu’il faut en retenir

Le livre se base sur les rencontres et les lectures de John Rizzo pendant plus d’un an. En parallèle, sa pratique dans plusieurs écoles (discriminée positive, conviviale, fantôme et expérimentale), permet à l’auteur de décrire ses tentatives, et d’affiner sa vision du système au contact de ses acteurs, tout en posant des questions.

Découpée en cinq chapitres, la partie « Analyse » de Sauver l’école pose plusieurs questions, et cherche à apporter quelques réponses.

La pédagogie

De ses lectures, l’auteur met en parallèle deux grandes théories pédagogiques, remplir le vase et allumer la flamme de la curiosité. Dès l’Antiquité, la distinction entre ces deux courants de pensée est flagrante. Socrate prône le parcours personnel, où l’enseignant pose des questions mais ne donne pas forcément de réponse. En France, au moyen-âge puis à la renaissance, la majorité des enseignements se fait de manière autoritaire, par un enseignant qui détient le savoir. C’est le modèle jésuite. A partir du 19e siècle, un mouvement international se met en place pour dénoncer ce type de pratique pédagogique. On les appelle les pedagogues de l’éducation nouvelle, de John Dewey, un américain, à l’une des plus connues : Maria Montessori.

Une des innovations britanniques du 19e siècle a particulièrement attiré son attention: la méthode mutuelle. Je vous en parle dans un article ici. Et sa question est simple : avec 1 professeur pour 15 élèves en moyenne, pourquoi n’arrivons nous pas à des résultats satisfaisants?

Les outils informatiques re-questionnent la posture de l’enseignant face aux élèves. En effet, le savoir en tant que quantité d’informations n’est plus nécessaire. Les compétences que les élèves doivent s’approprier sont différentes : capacité d’analyse, critique constructive, utilisation raisonnée des informations, capacité à faire des liens entre les idées, etc.

« […] l’informatique ne s’impose pas facilement dans les classes car elle impose un changement de posture pédagogique fondamental de la part des enseignants majoritairement issus d’un modèle traditionnel. »

L’enseignant

John Rizzo ne nie pourtant pas le rôle de l’enseignant qui est pour lui primordiale dans la quête du progrès des élèves. En effet, un enseignant qui fixe des objectifs ambitieux, partagés par les élèves, participent à les motiver à apprendre. L’enseignant a également un rôle important à jour au contact des familles des élèves. En comprenant le contexte de chaque élève, l’enseignant peut organiser la classe de manière à correspondre aux rythmes et aux besoins de chacun. C’est ce qu’on appelle l’apprentissage différencié.

« Quant aux élèves, le terrain montre régulièrement qu’ils peuvent parfaitement apprendre et progresser avec un encadrement réduit, à condition d’apprendre à s’entraider de manière coordonnée et de bénéficier d’un soutien informatique efficace. »

En bref

La conclusion de John Rizzo est qu’il faut remettre en cause le système scolaire dans sa globalité pour répondre aux besoins des élèves du XXIeme siècle. C’est ce qu’il développe dans la deuxième partie de son livre, en se demandant quels sont les leviers pour faire bouger les choses, pour « sauver l’école ».

Selon lui, il faut revoir la manière dont on répartit les enfants dans les écoles. Les élèves doivent s’adapter à la vie en communauté et aux règles qui y sont associées, cependant, le système doit également s’adapter à leurs besoins et ne pas les laisser sur le bord de la route.

Il considère aussi que le système ne manque pas d’argent – ou d’enseignants – mais que ces ressources sont mal gérées. Pour lui, il est important de laisser une certaine autonomie aux acteurs de l’éducation’, à commencer par les élèves.

« L’exemple de la Corée du Sud comparée au Luxembourg a démontré qu’à budget égal, la qualité est largement préférable à la quantité. Il est donc temps de sortir de la tendance actuelle – continuer à injecter des enseignants dans le système – et de trouver des solutions efficaces. »
Envie d'une lecture inspirante et qui vous apprend des choses ? Essayez le livre de John Rizzo, Sauver l'école.

Pourquoi lire ce livre ?

Écrit à la première personne et sur un ton décomplexé, le livre se lit très facilement. On peut aisément passer d’un chapitre à l’autre, ou revenir en arrière. Sauver l’école est à lire d’un trait ou par petites touches, pour voir le système scolaire belge à travers le regard d’un « transformateur d’école ». Je recommande ce livre pour son positivisme et pour l’énergie prodiguée par l’auteur. John Rizzo est un « transformateur » qui ne fait pas semblant. Et si cela parle avant tout du système belge, Sauver l’école reste un récit universel sur l’espoir du changement, tout en posant des questions qui dérangent.

Comme le prouvent les dernières lignes de l’ouvrage:

« Pouvons-nous sauver l’école? Même si c’était possible, les immobilistes qui surveillent chacun leur confort respectif nous laisseraient-ils faire ? L’école veut-elle seulement être sauvée? Hors de l’école, ne sommes-nous pas déjà immergés dans l’ère du savoir omniprésent, numérique ? Secourir l’école ne revient il pas à éterniser son agoni, à retarder sa transition? Voulons-nous sauver l’école? »

 

Pour aller plus loin, vous pouvez visiter le site de John Rizzo.

Crédits photographiques: Archiskhole © 2017

Sarah, architecte DE et ingénieur bâtiment, créatrice du blog Archiskhole.

SARAH

Architecte DE et Ingénieur Bâtiment, j’ai conçu ce site pour vous accompagner dans vos questionnements et vos démarches autour de l’école. Bonne lecture !

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