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Un aperçu de la conférence de François Taddei lors de l'inauguration du laboratoire BONHEURS. Société apprenante, intelligence collective, pour en savoir plus, c'est par ici !

Société apprenante, une conférence de François Taddei

A l’occasion de l’inauguration du laboratoire BONHEURS — dont je vous parle dans cet article — j’ai pu assister à une conférence de François Taddei, qui est généticien et le directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI). Je vous propose dans cet article de vous raconter ce qu’il a dit.

Je vais vous faire un petit compte-rendu de ce qui a été dit pendant cette conférence, mais avant cela, j’aimerais vous présenter davantage François Taddei et ce qu’il fait.

Qui est François Taddei ?

Au début de sa carrière, François Taddei ne semblait pas se prédestiner à l’éducation et l’apprentissage. En effet, diplômé de l’école Polytechnique, ingénieur en chef des Ponts, eaux et forêts, ses recherches se concentrent sur l’ingénierie des systèmes et les dynamiques évolutives. Il est d’ailleurs directeur de recherche à l’Inserm sur ces sujets depuis 1999. Il a soutenu un doctorat en génétique et un post-doctorat sur l’évolution du taux de mutation.

Sa carrière prend un tournant vers l’éducation en 2005, lorsqu’il co-fonde le centre de recherches interdisciplinaires (CRI) sur les nouvelles manières d’apprendre. Dès lors, il s’intéresse aux apprentissages, et à l’importance de développer l’intelligence collective pour construire une société apprenante. Il a publié un rapport à ce sujet pour le Ministère de l’éducation, en avril 2018. Vous pouvez y accéder ici. Il est également à la tête de l’Institut innovant de formation pour la recherche depuis 2012, et membre des comité scientifiques d’Universciences et de la DGESCO – Direction générale de l’enseignement scolaire. Enfin, François Taddei est titulaire, depuis 2014, d’une chaire UNESCO : « Sciences de l’apprendre ».

Il est à l’origine, avec son équipe, de nombreux projets développant de nouvelles manières d’apprendre, notamment Les Savanturiers. Toutes les informations se trouvent sur ce site.

La conférence « Construire l’ESPE du futur »

Lors de l’inauguration du laboratoire BONHEURS, François Taddei nous a présenté sa vision de l’ESPE – Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education, ancien IUFM – qui forme les professeurs des écoles en France.

Pour lui, l’ESPE s’inscrit dans une démarche plus globale de société apprenante, et d’intelligence collective, deux notions très importantes dans son discours, et que nous allons tenter de mieux comprendre.

« Une société apprenante facilite les apprentissages individuels et collectifs, pour que les savoirs et les expériences des uns permettent à d’autres d’apprendre et d’innover plus facilement. Elle apprend à apprendre en organisant au mieux les apprentissages de chacun et de chaque structure, des êtres humains comme des machines. Elle s’appuie sur la recherche, sur les possibilités du numérique et s’ouvre aux innovations issues de tous les pays pour les adapter à son écosystème quand elles sont pertinentes. »

(Extrait du rapport « Un plan pour co-construire une société apprenante, 2018)

Société apprenante

Issue de son rapport au ministère de l’Education du 5 avril dernier, la notion de société apprenante est centrale dans le discours du scientifique.

Il s’agit pour une société de favoriser et d’accompagner les individus dans leur démarche d’apprentissage. Apprendre à apprendre, pour les individus comme pour les collectifs, permet d’améliorer la société dans son ensemble. En créant des liens entre les individus et les collectifs par la connaissance et le savoir, c’est toute la société qui en bénéficie.

Pour illustrer son propos, François Taddei nous a parlé des learning festivals – ou festivals de l’apprendre – où l’on peut fêter ce que l’on a appris, être fier de son parcours et de ces apprentissages. Cela existe déjà dans d’autres pays comme au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Ces festivals permettent de faire un état des lieux et de discuter les contextes plus ou moins favorables aux apprentissages.

Une autre idée que le scientifique soutient est la notion de cartographie des apprentissages, c’est-à-dire une cartographie dynamique permettant de savoir où l’on peut apprendre et ce que l’on peut apprendre autour de chez nous. Par exemple, si mon voisin sait tricoter, et que je veux apprendre, je peux voir qu’il a cette compétence et est prêt à la partager.

Intelligence collective

En partageant ces connaissances avec les autres, on participe à faire grandir l’intelligence de toute la société. Cette intelligence collective peut se déployer dans les écoles, par le biais de projets qui ouvrent les enfants et leurs enseignants à d’autres méthodes d’apprentissage, notamment par la recherche. C’est l’idée que développe François Taddei avec le CRI et les Savanturiers notamment. Pour lui, les enseignants peuvent être formés à de tels dispositifs, sous forme de MOOCs par exemple. Il faut questionner ce rapport homme/machines, car les machines ont commencé à apprendre, mais les hommes ont cette capacité d’organiser les intelligences multiples. L’intelligence collective, finalement, inclut aussi les machines.

Les jeunes générations sont une réponse à ces questions. Ils ont cette innocence et cette frénésie du « pourquoi? ». Selon le scientifique, la société apprend par la recherche, en se posant les bonnes questions. Et les bonnes questions sont notamment celles qui demandent « pourquoi ». C’est pourquoi tisser des liens forts entre les différentes disciplines est important, mais aussi entre les professionnels et la recherche.

Former les formateurs

De multiples possibilités existent pour former les formateurs. L’autoévaluation, le travail entre pairs en sont deux exemples. Ce travail peut commencer dès le lycée, puis continuer à l’université. La clef, selon François Taddei, c’est de se poser la question de ce qu’est apprendre, avant de se poser la question de ce qu’est enseigner. Etre enseignant, c’est également être apprenant tout au long de sa vie. Cela signifie apprendre de ces échecs et de ses succès.

On peut utiliser la cartographie des lieux d’apprentissage, en validant la pertinence des ressources, par les étudiants, par les enseignants et par les instances. La pensée collective est donc la clef du bonheur des usagers, enseignants, comme élèves. Il faut revoir le système éducatif pour favoriser ces échanges et ces liens.

Pour aller plus loin

Taddei, F. (2010) Inventer une nouvelle maïeutique pour apprendre à apprendre. Entretien avec François Taddei, Cahiers Pédagogiques. Par ici.

Toutes ses interventions à la radio, France Culture, et France Inter.

Son TedXParis 2010 ici, et son interview dans Le Monde en 2016.

 

Crédits photographiques: Stadtbibliothek, Stuttgart, Allemagne © Max Langelott

Sarah, architecte DE et ingénieur bâtiment, créatrice du blog Archiskhole.

SARAH

Architecte DE et Ingénieur Bâtiment, j’ai conçu ce site pour vous accompagner dans vos questionnements et vos démarches autour de l’école. Bonne lecture !

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